Chlordécone

Une avancée pour la dépollution des sols.

L’ambition affichée de VALECOM est de proposer aux agriculteurs une solution simple, rapide et efficace au problème de contamination de leur production agricole, dépassant régulièrement la limite maximale de résidus autorisée.

Dominique REGIS (VALECOM) et Thierry WOIGNIER (Directeur de Recherche CNRS/IRD)

La production effective de biochars par VALECOM dans le cadre de son activité de pyrogazéification a très tôt soulevé la question de sa valorisation. Sensible aux problématiques environnementales de son territoire d’implantation, VALECOM s’est intéressé à leur réemploi sur des sols pollués par la molécule de chlordécone.     

Cette initiative de valorisation des biochars sur des sols pollués a été inspirée par une riche bibliographie scientifique qui indique que l’utilisation de matières organiques (MO) augmente la séquestration de pesticides dans les sols, dans des conditions de laboratoire. Un programme d’expérimentation en conditions réelles a ainsi été mis en place en 2018 avec l’IRD afin de valider les résultats en laboratoire et tester la pérennité du pouvoir de confinement par l’utilisation de biochars, matière organique plus stable que le compost.

VALECOM a testé l’influence de l’ajout de biochars sur les mécanismes de moindre transfert du sol contaminé vers les plantes cultivées (plantes de type racines), en collaboration avec l’équipe de Thierry WOIGNIER, directeur de recherche au CNRS. In fine, l’ambition affichée de VALECOM est de proposer aux agriculteurs une solution simple, rapide et efficace au problème de contamination de leur production agricole, dépassant régulièrement la limite maximale de résidus autorisée. 

Les premiers résultats obtenus sont très encourageants et indiquent qu’en présence de biochars dans les sols pollués, le taux de chlordécone dans le bulbe du radis diminue fortement, dépassant les prévisions initiales. Additionnellement, des potentialités intéressantes d’un point de vue agronomiques ont été confirmés (rendement plus élevé, radis plus gros et plus feuillus, résultats reproductibles, …).

Concernant le point central de l’étude, à savoir la capacité de séquestration du biochar pour la molécule de chlordécone, on observe une diminution de la quantité du polluant pour presque tous les échantillons de biochars. De ces résultats, émerge l’hypothèse d’une éventuelle corrélation entre « efficacité des biochars » et « quantité des biochars » appliquée au sol. Afin d’étudier la question, une phase complémentaire d’expérimentation a été réalisée, en suivant le même protocole et avec le biochar sélectionné en bac de culture. Les résultats de cette étude en semi-champs ont bien confirmé que la présence de biochars permet de réduire jusqu’à six fois la teneur en chlordécone dans les bulbes, permettant ainsi une concentration inférieure à la LMR. La faisabilité de la méthode en plein champs est donc clairement démontrée et c’est la prochaine étape prévue avec des agriculteurs pilote qui testeront le biochars en conditions réelles. D’un point de vue commercial, ces études permettront d’offrir un produit sur mesure à la future clientèle. 

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